Racing Club Amandinois
Complexe Sportif Notre Dame D'amour

Intervilles ou le début d’une histoire d’amour avec le Rugby-Club Amandinois

Il y a des trajectoires indissociables. Intervilles et l’éternelle rencontre entre Dax et Saint-Amand-les-Eaux a fait couler beaucoup d’encre. Georges Donnez, alors maire de la cité, et Pierre Albaladejo ont suscité une idée qui depuis a fait son chemin. En 1964, trois hommes créaient un club de rugby dans la cité thermale. Cinquante ans plus tard, la passion est intacte.

1964 : l’heure des vocations

Entre Fernand Houzé, footballeur à l’époque, Jean-Claude Delvigne et Michel Gavelle, la sauce a pris rapidement. Tout de noir vêtus, les « alls noirs » comme ils se faisaient appeler ont dans les années suivantes troqué la tenue pour un maillot jaune paré de noir, plus connu aujourd’hui.

Les premiers résultats

La saison 1971-1972 est l’année des premières performances avec une génération incroyable qui trouvera sa plénitude en 1977 sous la houlette de Dominique Vergne en devenant champion d’honneur et accédant pour la première fois en troisième division, suivi d’un parcours honorable en championnat de France (battu en 16es par Le Havre). Le RCA se placera comme le club phare dans les années 80 avec des joueurs comme Bernard Cohensolal, le guerrier Sergent ou Dominique Thuru qui auront eu de belles campagnes sportives. Jusqu’à cette demi-finale de championnat de France en 2013 avec l’éternel pilier Philippe Blairon et son entraîneur Arnaud Mikolajczak. Après les étoiles, le club tend à prolonger l’aventure mais s’investit davantage dans la formation.

Une coupure nécessaire

La vie d’une association n’est pas toujours linéaire et présage des périodes troublées. L’héritage du passé peut-être un peu trop lourd et le départ de personnalités chevillés au club ont visiblement changé la donne. Mais avec une telle histoire, il a été plus facile de rassembler et l’énergie des héritiers de la balle ovale amandinoise a relancé le club. Champion des Flandres en 2008, c’est le signe d’un retour à la lumière. Le travail de l’ombre a payé et l’intégration des jeunes sera finalement la meilleure idée du président Éric Delepierre.

Le RCA, « une vraie famille »

Le club découvre alors des talents. Benjamin Capilla s’essaie aux joutes du rugby. Il quittera le club pour Ussel avant de rejoindre Biarritz en Top 14 avec la génération Betsen, Liévremont. Entre-temps, Cyril Blanchard dit « Bouly », talentueux talonneur, tapait dans l’œil d’Oyannax (Pro D2). Il évolue aujourd’hui à Macon (F1). Mais Saint-Amand compte dans son histoire un international de rugby à 7. Manoël Dall’igna suit la filière classique en découvrant ce jeu à Saint-Amand en 2002. Actuellement, il suit un parcours à Marcoussis pour la préparation des Jeux Olympiques de Rio. À travers ses valeurs, le RCA transmet depuis sa création une passion indélébile à ses jeunes et veut perpétuer ses traditions pour revenir à son lustre d’antan.