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France féminines : Jessy Trémoulière sur le toit du monde

Jessy Trémoulière vient d’être élue meilleure joueuse de l’année lors des World Rugby Awards qui ont eu lieu à Monaco. Pour la première fois de l’histoire une française accède au prestigieux titre de meilleure joueuse du monde depuis la mise en place de cette cérémonie en 2001 par World Rugby.
 
C’est historique, quatre françaises figuraient sur la liste très fermée des cinq joueuses nominées au titre de meilleure joueuse de l’année par World Rugby : 
  • Pauline BOURDON (France)
  • Fiaoo’o FAAMAUSILI (Nouvelle-Zélande)
  • Gaëlle HERMET (France)
  • Safi N’DIAYE (France)
  • Jessy TREMOULIERE (France)
Ce titre individuel affirme d’autant plus la position du rugby féminin français parmi les meilleurs au monde !
 
FRANCE-NOUVELLE ZELANDE FEMININES
Les Tricolores se sont inclinées face à la Nouvelle Zélande en ouverture de la tournée de novembre dans une rencontre haute en intensité physique. Déception et frustration pour les Bleues après la défaite face aux Blacks Ferns. Des Tricolores qui se veulent revanchardes pour l’acte 2 à Grenoble.
 

HEUREUSEMENT IL Y LES FILLES....



Le rugby féminin a le vent en poupe. Vainqueur du Grand Chelem et vice-championne du monde à 7, cet été à San francisco, l’équipe de France est un vrai porte-drapeau.

 
En rugby, la femme est-elle l’avenir de l’homme ? La question s’impose naturellement. Quand la courbe du nombre des licenciés masculins ne cesse de baisser, celle des licenciées féminines poursuit sa progression de façon exponentielle. En juin 2014, on comptait 11740 pratiquantes. Cinq ans plus tard, elles sont exactement 20870. Soit une augmentation de presque 100 %. "Depuis l’organisation de la coupe du monde féminine en 2014 à Marcoussis, l’augmentation du nombre de pratiquantes est effectivement constante, se félicite Céline Bourillot, vice-présidente de la FFR en charge du rugby féminin. D’abord, parce que les résultats des équipes de France sont bons et même très bons. Ensuite, parce que nous avons de plus en plus de visibilité médiatique."
 
Le tournant est donc clairement identifié. Il date de l’audacieux pari pris par l’ancien président de la FFR Pierre Camou d’organiser le mondial 2014 à Marcoussis en plein mois d’août, quand beaucoup promettaient un échec retentissant. "Pierre Camou a beaucoup investi sur le rugby féminin, souligne d’ailleurs Annick Hayraud, manager des équipes de France féminines. Cette Coupe du monde 2014 a été un événement déclencheur pour séduire de nouvelles pratiquantes. Beaucoup de gens ont accroché et se sont rendu compte que le rugby féminin avait de la gueule."
 

Médiatisation croissante

 
"Le rugby féminin ressemble au rugby que pratiquaient les garçons il y a quinze ou vingt ans, détaille Annick Hayraud. Les gens se retrouvent dans ce jeu d’évitement qui est pratiqué avec beaucoup d’intensité. Le rugby féminin est séduisant car ce n’est pas que du combat, tout simplement parce que, pour une fille, ce n’est pas quelque chose de naturel." Il est peut-être même parfois plus esthétique. Et suscite une médiatisation, elle aussi, croissante. Un exemple ? Pour la première fois, un match de tournée du mois de novembre fera l’objet d’une diffusion sur France 2.
Le premier test face au Blacks Ferns sera certes retransmis en Prime Time sur France 4, mais le second à Grenoble (17 novembre, 14 h 30) sera sur France 2, au même titre que les garçons. "Pour nous, une rencontre diffusée un samedi après-midi sur France 2, c’est une superbe vitrine", s’enthousiasme Céline Bourillot. Annick Hayraud ajoute : "Si cela peut susciter des vocations chez des gamines qui sont devant leur télévision, c’est génial. L’idée est de donner une image positive de ce sport."

Parce que, inévitablement, la baisse du nombre de licenciés chez les garçons est souvent associée à l’augmentation du nombre de blessures et à cette image d’un sport devenu ultra-violent. Pour les filles, la problématique est autre. "Notre souci, ce sont certains bassins géographiques encore très pauvres en matière de rugby féminin, développe Céline Bourillot. Dans certaines régions, il est très compliqué pour une fille de trouver un club. Après 14 ans, les filles n’ont plus le droit de jouer avec les garçons.
Forcément, ces gamines-là, on les perd. Il faut que les clubs développent des catégories jeunes pour les filles. Et nous, à la fédé, on doit les accompagner." L’enjeu est important pour la FFR. Et pour cause. "Plus une fédération a de licenciés, plus elle perçoit de subventions de l’état, souligne la vice-présidente de la FFR. Alors, évidemment, nous souhaitons inverser la courbe du nombre de licenciés chez les garçons mais il est aussi important de continuer à développer la pratique féminine."
 
LE RUGBY FEMININ A LE VENT EN POUPE !
Depuis 2010, le Rugby Féminin est en pleine expansion ! Le nombre de licenciées à quasiment doublé en 8 ans !
 
En 1969, le colonel Crespin, directeur national de l’éducation physique et des sports avançait : « Le rugby est contre-indiqué pour les joueurs filles et les femmes pour des raisons physiologiques évidentes. Cette pratique présente des dangers sur le plan physique et sur le plan moral… Aussi, je vous demande instamment de ne pas aider les équipes de rugby féminin… ». Aujourd’hui la vision du rugby féminin a bien changé.
 

2,4 millions de pratiquantes dans le monde

Le rugby féminin fait partie des sports d’équipe qui se développe le plus au monde avec environ 2,4 millions de pratiquantes. Le rugby se féminise et à l’inverse du rugby masculin le nombre de licenciées au sein de la FFR ne cesse de croître.
 

Plus de 17 000 licenciées en France

La communauté féminine prend de plus en plus de place dans le rugby français. Les bons résultats du XV féminin lors des dernières grandes compétitions y sont pour quelque chose. Grâce à un palmarès, mieux fourni que le rugby masculin, au cours des dernières années, le rugby féminin est de plus en plus mis à l’honneur. En 2017, plus de 17000 rugbywomen étaient licenciées en France soit 3 fois plus qu’en 2004.
 
Le XV féminin fait rêver mais le nombre de licenciées reste encore bien inférieur au nombre de licenciés garçons et son évolution reste encore lente. En 2015, les filles représentaient environ 5% des licenciés chez les 6-18 ans. Ces chiffres attestent d’une belle augmentation du nombre de licenciées féminines chez les jeunes qui continue de croître saison après saison. Le président de la FFR, Bernard Laporte souhaite atteindre les 30.000 licenciées d’ici 2025.
 

En marche vers une professionnalisation du rugby féminin ?

Au niveau national, la professionnalisation du rugby féminin avance pas à pas. La qualification de l’équipe de France à 7 féminine pour les jeux de Rio en 2016 a été un élément déclencheur de l’augmentation du nombre de filles sous contrat. Depuis la rentrée 2017, 23 filles sont désormais sous contrat avec la FFR pour l’équipe de France Seven contre 16 en 2014-2015.
Pour ces filles sous contrat, les salaires ont nettement progressé. Lenaïg Corson expliquait, en août dernier, toucher 2000 euros net par mois de la part de la FFR. Un salaire largement réévalué puisqu’elle touchait, il y a 3 ans environ 1 000 euros par mois.
Du côté des filles du XV, le rugby n’est pas professionnel. Les filles ont souvent un métier en parallèle ou suivent des études. Safi N’Diaye est éducatrice spécialisée, Julie Duval est magasinière, Yanna Rivoalen est professeur d’EPS, Romane Menager est étudiante en licence en STAPS, Gaëlle Hermet (capitaine du XV de France pour le 6 nations 2018) suit des études de psychologie etc.
Le pôle France féminin, constitué des 28 joueuses représentant les espoirs du rugby féminin, n’a pas encore développé de système de contrepartie financière. Pourtant les joueuses passent en moyenne 3 mois (95 jours) sur l’année au centre de Marcoussis.
En 2016-2017, sous la présidence de Pierre Camou (ancien président de la FFR), le budget de l’équipe de France féminineétait 6 fois moins important que le budget du XV masculin. Le budget du seven masculin, quant à lui, était deux fois plus important que celui du seven féminin.
 

En championnats

Du côté du rugby à XV, certains clubs du TOP 8 offrent des primes de match aux joueuses. C’est le cas, par exemple, du Montpellier HR et du Stade Toulousain. Ce système de contrepartie financière est rare est existe seulement dans les clubs aux plus gros budgets.
 

Et dans les instances dirigeantes ?

Avec un pourcentage de femmes dans les comités de direction de 25%, le rugby français ne fait pas partie des meilleurs élèves. Lors de sa campagne, Bernard LaPorte avait annoncé vouloir impliquer davantage les femmes dans le développement du rugby.  
World Rugby, l’organisme international qui gère le rugby à XV et le rugby à sept (ancien IRB), souligne son engagement à promouvoir l’égalité Hommes / Femmes et son ambition d’arriver à un tiers de femmes en son sein dès l’année prochaine.
 

Chez les arbitres ?

En France,la part des femmes dans le corps arbitral est bien inférieur à celle des hommes. Toutes fédérations confondues, la part des femmes arbitres est de 26% selon l’Association Française du Corps Arbitral Multisports (AFCAM). La FFR quant à elle, est l’une des fédérations les plus en retard avec seulement 3,7% de femmes arbitres.
 

Médiatisation du rugby féminin

La médiatisation du sport féminin est en forte progression ces dernières années. Le football féminin en est un bon exemple. TF1 a fait l’acquisition de l’intégralité des droits de diffusion de l’édition 2019 de la Coupe du monde de football féminin, qui sera organisée en France.
La médiatisation du rugby féminin progresse elle aussi. L’été dernier pendant la coupe du monde 2017, nous avons eu la chance d’assister à la première diffusion d’un match de rugby féminin sur France 2.  Ce match a rassemblé en moyenne 2,3 millions de téléspectateurs avec un pic d’audience  à 3,1 millions en fin de match. Cette diffusion reste, pour le moment, exceptionnelle puisque le tournoi des 6 nations repassera sur France 4 pour l’édition 2018.  
 
Même si le rugby féminin reste un sport amateur, on observe une croissance du nombre de licenciés et de l’intérêt qui lui est porté. Des efforts ont été faits au niveau de la  fédération mais la marge de progression reste encore énorme.
Bernard LaPorte lors de sa campagne avait défendu 5 grands objectifs pour le rugby féminin.former les compétitions d’Elite et de Fédérale pour la saison 2017-2018
Jusqu’où ira Bernard Laporte dans ses engagements pour le rugby féminin ? A suivre…
 
 
 
 
 
 
 
 
Rugby féminin : Le début d’une belle histoire !

Le tour de France des clubs de Bernard Laporte a amené le Président de la FFR à une visite au Creusot pour une journée placée sous le signe du rugby féminin.
Le rugby féminin est une des priorités de la Fédération Française de Rugby et de son Président. A l’occasion de la journée « faites du rugby féminin » organisée par le club des Tigresses de Montceau, Bernard Laporte, accompagné de Céline Bourillot, vice-présidente de la FFR en charge du rugby féminin et Annick Hayraud, Manager des équipes de France féminine, est venu apporter son soutien à cette journée, rythmée par des tournois le matin et des ateliers découvertes l’après-midi. « La Fédération dans son ensemble attache une grande importance au rugby féminin et à son développement. L'année dernière, le nombre de licenciées a augmenté de 29%. Pour continuer à promouvoir le rugby chez les filles, nous devons être présents dans les écoles pour initier les jeunes, leur faire découvrir ce sport et éventuellement par la suite pouvoir recruter. »
Un discours présidentiel relayé par Céline Bourillot, « le rugby féminin en France va bien grâce aux bons résultats de bons équipes de France qui permettent une meilleure visibilité pour la pratique féminine. Signe de ce dynamisme, nous avons 50 clubs inscrits en Fédérale féminines moins 18 ans contre 30 les années précédentes. C’est la preuve que le travail sur le terrain est en train de porter ses fruits. »
 

Annick Hayraud, Manager des équipes de France féminines, reste consciente de l’importance de la vitrine que représente les équipes de France même si cette belle dynamique est le fruit d’un travail de toutes et tous, « nous sommes au début d’une belle histoire, les licenciées augmentent, il y a de plus en plus de jeunes filles qui ont envie de pratiquer. Il n’y a pas que les résultats des équipes de France, c’est grâce à des journées comme celle-ci et au travail de tous les acteurs sur le terrain que nous connaissons cette progression. »
Le mot de la fin pour Bernard Laporte, reparti ravi et confiant pour « la pratique féminine qui est sur le bon chemin. Il faut que cela continue et surtout, que nous continuions d'aller sur le terrain. Des jours comme aujourd'hui sont extrêmement important ».
 
LES BLEUES VICE CHAMPIONNES DU MONDE !!!!
Elles nous ont fait rêver et elles sont quand même vice-Championnes du Monde !!! Elles ont tout donné sur le terrain mais les Black Ferns étaient les plus fortes. Bravo et merci mesdemoiselles pour cette Coupe du Monde fantastique !
 
 
 
 
 
 
Rugby féminin : Une réforme à la hauteur !

La FFR va mettre en œuvre un projet global pour le développement rugby féminin pour les quatre prochaines années.
Bernard Laporte a fait du développement du rugby féminin une de ses priorités à travers plusieurs engagements visant à accroître la féminisation du rugby. Après plusieurs périodes de consultation et de recueil des besoins, la FFR va déployer un large projet de réformes pour rester dans la dynamique des équipes de France féminines, comme nous l’explique Céline Bourillot, Vice-présidente en charge du rugby féminin « en discutant avec les clubs, nous nous sommes rendus compte qu’ils avaient besoin de changements. Nous leur avons donc adresser un questionnaire pour connaître leurs envies. Nous avons tenu compte de leurs remarques pour faire en sorte de changer les choses et de profiter de la dynamique de nos équipes de France pour mettre en œuvre nos réformes. »
 
Les objectifs principaux de cette vaste réforme sont les suivants :
  • Avoir une équipe de France forte et championne du monde à XV et championne olympique à 7
  • Profiter de la dynamique positive de développement du rugby féminin
  • Impacter culturellement le rugby féminin pour éviter de tomber dans les travers du rugby masculin
  • Mailler durablement le territoire, en s’appuyant sur des « locomotives régionales » et sur les futures académies
  • Structurer l’ensemble du rugby féminin dès le plus jeune âge
  • Adapter la pratique aux attentes des joueuses
  • Eviter la concentration des meilleures joueuses dans un ou deux clubs
  • Refonder l’ensemble de la filière haut niveau féminine (structures, joueuses, professionnalisation des encadrements, …)
  • Renforcer les liens avec le monde universitaire et les grandes écoles
Dès la saison 2018-2019, plusieurs réformes verront le jour comme la réorganisation des compétitions féminines respectant ainsi un des engagements de Bernard Laporte (n°31) ou une adaptation des formes de pratique avec le passage du 7 développement à la pratique à 10.
 

COMPÉTITIONS FÉMININES

 
Le changement de format doit permettre d’accroître l’attractivité du rugby féminin dans plus de territoires, de permettre à davantage de clubs (et donc de joueuses) de découvrir le haut niveau, de respecter l’objectif défini par la Direction Sportive de 14 à 17 matchs de clubs à XV pour les internationales, de renforcer le maillage du territoire autours de clubs à attractivité régionale et ainsi d’affirmer la volonté de la FFR d’éviter la concentration des meilleures joueuses dans un ou deux clubs.
Quatre niveaux de compétitions vont voir le jour avec la naissance de la 1ère division féminines, regroupement des 8 équipes évoluant en Top 8 pour la saison 2017-2018 et des 8 équipes qualifiées pour les ¼ de finale Elite 2 Armelle Auclair pour la saison 2017-2018.
Une deuxième division regroupant les 8 équipes d’Elite 2 Armelle Auclair qui ne se seront pas qualifiées pour les phases finales 2017-2018 et les 2 équipes finalistes de Fédérale 1 pour la saison 2017-2018.
Une troisième division regroupant les 23 équipes de Fédérale féminines 1, les 9 équipes « réserves élites » ainsi que les 4 équipes demi-finalistes de Fédérale 2
Et enfin une quatrième et dernière division regroupant les équipes soumises à engagement auprès du Pôle Compétitions avant le 1er septembre 2018 avec un format adapté selon le nombre d’équipes participantes
 

RESTRUCTURATION DES COMPÉTITIONS A 7 ET A 10

 
Le pratique à VII développement est remplacée par le rugby à X en séniors et en Moins de 18 ans afin de permettre une meilleure adaptation avant le passage au rugby à XV.
 
 
OBJECTIF : Avoir une équipe de France forte et championne du monde à XV et championne olympique à 7.