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LES BLEUES VICE CHAMPIONNES DU MONDE !!!!
Elles nous ont fait rêver et elles sont quand même vice-Championnes du Monde !!! Elles ont tout donné sur le terrain mais les Black Ferns étaient les plus fortes. Bravo et merci mesdemoiselles pour cette Coupe du Monde fantastique !
 
 
En 1969, le colonel Crespin, directeur national de l’éducation physique et des sports avançait : « Le rugby est contre-indiqué pour les joueurs filles et les femmes pour des raisons physiologiques évidentes. Cette pratique présente des dangers sur le plan physique et sur le plan moral… Aussi, je vous demande instamment de ne pas aider les équipes de rugby féminin… ». Aujourd’hui la vision du rugby féminin a bien changé.
 

2,4 millions de pratiquantes dans le monde

Le rugby féminin fait partie des sports d’équipe qui se développe le plus au monde avec environ 2,4 millions de pratiquantes. Le rugby se féminise et à l’inverse du rugby masculin le nombre de licenciées au sein de la FFR ne cesse de croître.
 

Plus de 17 000 licenciées en France

La communauté féminine prend de plus en plus de place dans le rugby français. Les bons résultats du XV féminin lors des dernières grandes compétitions y sont pour quelque chose. Grâce à un palmarès, mieux fourni que le rugby masculin, au cours des dernières années, le rugby féminin est de plus en plus mis à l’honneur. En 2017, plus de 17000 rugbywomen étaient licenciées en France soit 3 fois plus qu’en 2004.
 
Le XV féminin fait rêver mais le nombre de licenciées reste encore bien inférieur au nombre de licenciés garçons et son évolution reste encore lente. En 2015, les filles représentaient environ 5% des licenciés chez les 6-18 ans. Ces chiffres attestent d’une belle augmentation du nombre de licenciées féminines chez les jeunes qui continue de croître saison après saison. Le président de la FFR, Bernard Laporte souhaite atteindre les 30.000 licenciées d’ici 2025.
 

En marche vers une professionnalisation du rugby féminin ?

Au niveau national, la professionnalisation du rugby féminin avance pas à pas. La qualification de l’équipe de France à 7 féminine pour les jeux de Rio en 2016 a été un élément déclencheur de l’augmentation du nombre de filles sous contrat. Depuis la rentrée 2017, 23 filles sont désormais sous contrat avec la FFR pour l’équipe de France Seven contre 16 en 2014-2015.
Pour ces filles sous contrat, les salaires ont nettement progressé. Lenaïg Corson expliquait, en août dernier, toucher 2000 euros net par mois de la part de la FFR. Un salaire largement réévalué puisqu’elle touchait, il y a 3 ans environ 1 000 euros par mois.
Du côté des filles du XV, le rugby n’est pas professionnel. Les filles ont souvent un métier en parallèle ou suivent des études. Safi N’Diaye est éducatrice spécialisée, Julie Duval est magasinière, Yanna Rivoalen est professeur d’EPS, Romane Menager est étudiante en licence en STAPS, Gaëlle Hermet (capitaine du XV de France pour le 6 nations 2018) suit des études de psychologie etc.
Le pôle France féminin, constitué des 28 joueuses représentant les espoirs du rugby féminin, n’a pas encore développé de système de contrepartie financière. Pourtant les joueuses passent en moyenne 3 mois (95 jours) sur l’année au centre de Marcoussis.
En 2016-2017, sous la présidence de Pierre Camou (ancien président de la FFR), le budget de l’équipe de France féminineétait 6 fois moins important que le budget du XV masculin. Le budget du seven masculin, quant à lui, était deux fois plus important que celui du seven féminin.
 

En championnats

Du côté du rugby à XV, certains clubs du TOP 8 offrent des primes de match aux joueuses. C’est le cas, par exemple, du Montpellier HR et du Stade Toulousain. Ce système de contrepartie financière est rare est existe seulement dans les clubs aux plus gros budgets.
 

Et dans les instances dirigeantes ?

Avec un pourcentage de femmes dans les comités de direction de 25%, le rugby français ne fait pas partie des meilleurs élèves. Lors de sa campagne, Bernard LaPorte avait annoncé vouloir impliquer davantage les femmes dans le développement du rugby.  
World Rugby, l’organisme international qui gère le rugby à XV et le rugby à sept (ancien IRB), souligne son engagement à promouvoir l’égalité Hommes / Femmes et son ambition d’arriver à un tiers de femmes en son sein dès l’année prochaine.
 

Chez les arbitres ?

En France,la part des femmes dans le corps arbitral est bien inférieur à celle des hommes. Toutes fédérations confondues, la part des femmes arbitres est de 26% selon l’Association Française du Corps Arbitral Multisports (AFCAM). La FFR quant à elle, est l’une des fédérations les plus en retard avec seulement 3,7% de femmes arbitres.
 

Médiatisation du rugby féminin

La médiatisation du sport féminin est en forte progression ces dernières années. Le football féminin en est un bon exemple. TF1 a fait l’acquisition de l’intégralité des droits de diffusion de l’édition 2019 de la Coupe du monde de football féminin, qui sera organisée en France.
La médiatisation du rugby féminin progresse elle aussi. L’été dernier pendant la coupe du monde 2017, nous avons eu la chance d’assister à la première diffusion d’un match de rugby féminin sur France 2.  Ce match a rassemblé en moyenne 2,3 millions de téléspectateurs avec un pic d’audience  à 3,1 millions en fin de match. Cette diffusion reste, pour le moment, exceptionnelle puisque le tournoi des 6 nations repassera sur France 4 pour l’édition 2018.  
 
Même si le rugby féminin reste un sport amateur, on observe une croissance du nombre de licenciés et de l’intérêt qui lui est porté. Des efforts ont été faits au niveau de la  fédération mais la marge de progression reste encore énorme.
Bernard LaPorte lors de sa campagne avait défendu 5 grands objectifs pour le rugby féminin.former les compétitions d’Elite et de Fédérale pour la saison 2017-2018
Jusqu’où ira Bernard Laporte dans ses engagements pour le rugby féminin ? A suivre…
 
 
 
Rugby féminin : Le début d’une belle histoire !

Le tour de France des clubs de Bernard Laporte a amené le Président de la FFR à une visite au Creusot pour une journée placée sous le signe du rugby féminin.
Le rugby féminin est une des priorités de la Fédération Française de Rugby et de son Président. A l’occasion de la journée « faites du rugby féminin » organisée par le club des Tigresses de Montceau, Bernard Laporte, accompagné de Céline Bourillot, vice-présidente de la FFR en charge du rugby féminin et Annick Hayraud, Manager des équipes de France féminine, est venu apporter son soutien à cette journée, rythmée par des tournois le matin et des ateliers découvertes l’après-midi. « La Fédération dans son ensemble attache une grande importance au rugby féminin et à son développement. L'année dernière, le nombre de licenciées a augmenté de 29%. Pour continuer à promouvoir le rugby chez les filles, nous devons être présents dans les écoles pour initier les jeunes, leur faire découvrir ce sport et éventuellement par la suite pouvoir recruter. »
Un discours présidentiel relayé par Céline Bourillot, « le rugby féminin en France va bien grâce aux bons résultats de bons équipes de France qui permettent une meilleure visibilité pour la pratique féminine. Signe de ce dynamisme, nous avons 50 clubs inscrits en Fédérale féminines moins 18 ans contre 30 les années précédentes. C’est la preuve que le travail sur le terrain est en train de porter ses fruits. »
 

Annick Hayraud, Manager des équipes de France féminines, reste consciente de l’importance de la vitrine que représente les équipes de France même si cette belle dynamique est le fruit d’un travail de toutes et tous, « nous sommes au début d’une belle histoire, les licenciées augmentent, il y a de plus en plus de jeunes filles qui ont envie de pratiquer. Il n’y a pas que les résultats des équipes de France, c’est grâce à des journées comme celle-ci et au travail de tous les acteurs sur le terrain que nous connaissons cette progression. »
Le mot de la fin pour Bernard Laporte, reparti ravi et confiant pour « la pratique féminine qui est sur le bon chemin. Il faut que cela continue et surtout, que nous continuions d'aller sur le terrain. Des jours comme aujourd'hui sont extrêmement important ».